Tout comprendre du déploiement de la 5G en France

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Qu'est-ce que la 5G ?

La 5G au coeur de la transformation numérique

Nouvelle génération de téléphonie mobile, la 5G se place au coeur de la transformation numérique de la société. Elle permet de s’adapter à l’augmentation exponentielle des usages digitaux, et ainsi d’éviter la saturation du réseau.
Les sauts de performances permis par la 5G vont toucher de nombreux secteurs : les transports, l’industrie, l’agriculture, la médecine, la sécurité publique, la gestion des déchets ou encore les villes intelligentes.

Années 1990
2g
voix + SMS
Années 2000
3g
voix + SMS + internet limité (envoi de photos)
Années 2010
4g
voix + SMS + internet (vidéos, applications)
Années 2020
5g
voix + SMS + internet (réalité augmentée, véhicules connectés...)
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Quelles évolutions technologiques la 5G représente-t-elle ?

Débit

La 5G promet des débits jusqu’à 10 fois supérieurs à ceux de la 4G, qui permettront des connexions en ultra haut débit : vidéo et divertissement, gaming, réalité augmentée et réalité virtuelle.

Latence

Divisée par 10, la latence (temps de réponse) ouvre des perspectives notamment pour les usages professionnels : voitures autonomes, pilotage à distance, téléchirurgie, automatisation industrielle…

Densité

La 5G offrira une densité de connexion qui permettra de multiplier par 10 le nombre d'objets connectés simultanément au réseau, pour favoriser des usages tels que la traçabilité des produits, l’optimisation énergétique…

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Des antennes à faisceaux orientables pour une utilisation des données à la demande

La 5G permet une utilisation des données “à la demande”, contrairement à l’exposition continue engendrée par la 4G, grâce à l’utilisation d’antennes à faisceaux orientables.

Infrastructures actuelles
Antennes intelligentes

Sur quelles bandes de fréquences la 5G va-t-elle être déployée ?

Un déploiement progressif sur les différentes bandes de fréquences

En France, il est prévu que la 5G se déploie sur plusieurs bandes de fréquences : celles déjà utilisées pour les réseaux actuels 2G/3G et 4G (dites “bandes basses”) et deux nouvelles bandes jusque-là non attribuées aux réseaux mobiles, celle de 3,5 GHz et celle de 26 GHz.
Les enchères pour la bande 3,5 GHz viennent de s’achever et l’ANFR commencera à autoriser des sites d’implantation aux opérateurs en fin d’année. Les enchères pour la bande 26 GHz ne sont pas encore prévues et ne devraient pas intervenir avant 2 ou 3 ans.

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Quel calendrier de déploiement de la 5G  et quelles obligations de couverture ?

2018

Première partie de la standardisation 5G et publication de la feuille de route gouvernementale.

2019

Mise en place des pilotes 5G en France et premiers terminaux mis sur le marché.

2020

Octobre : enchères sur la bande-coeur de la 5G, la bande 3,5 GHz.

Novembre : délivrance des autorisations d’exploitation de la 5G.

Décembre : ouverture commerciale des premiers services 5G.

2022

Chaque opérateur devra avoir déployé 3 000 sites 5G.

2024

Chaque opérateur devra avoir déployé 8 000 sites 5G (dont 2 000 en zone peu dense).

2025

Couverture des grands centres urbains et des axes de type autoroutier (16 642 km).

L’accès à la 5G devra être possible pour deux tiers de la population.

Chaque opérateur devra avoir déployé 10 500 sites 5G (dont 2 625 en zone peu dense).

2027

Couverture des routes principales (54 913 km).

2028

Second point d’étape sur la mise en œuvre des obligations et sur les besoins.

2030

Le réseau devra être 100 % 5G.

Comment connaître la localisation des antennes 5G ?

Pour connaître l'emplacement des antennes 5G dans votre commune ou ailleurs, rendez-vous sur le site www.cartoradio.fr, développé par l'ANFR.

Il s'agit d'une carte interactive en libre accès qui permet de retrouver l'emplacement des antennes radioélectriques, y compris les antennes 5G, partout en France. Cet outil vous permet même de visualiser les stations autorisées mais pas encore mises en service.

Visiter le site cartoradio.fr

Pour comprendre le fonctionnement du site pas à pas, consultez ce tutoriel vidéo.

Quels sont les contrôles de l'ANFR en matière d'exposition du public aux ondes ?

De premières mesures ont été réalisées par l’ANFR lors des expérimentations 5G menées par les opérateurs dans quelques grandes villes en France. Elles ont montré que, sans trafic, les niveaux d’exposition sont très faibles (0,36 V/m) et que, même lorsque l’antenne émet en continu et à pleine charge dans une direction donnée (situation de pire cas), ils plafonnent à 9 V/m, ce qui est bien inférieur à la valeur limite réglementaire, fixée à 61 V/m dans la bande de fréquence 3,5 GHz.

L’étude complète (rapport 2019)

L’ANFR a également réalisé une étude de simulation de l’exposition 5G, publiée en septembre 2020 qui estime, à partir de simulations, l’augmentation de l’exposition aux ondes sans et avec 5G dans la bande 3,5 GHz, en milieu très dense, dans le 14e arrondissement de Paris.

Ces simulations montrent que l’accroissement de l’exposition liée à l'augmentation du trafic mobile, en gardant la seule 4G, serait plus important qu’en déployant la 5G.

Comment mieux connaître l'exposition aux ondes dans votre commune ?

Une des missions essentielles de l’ANFR est de veiller au respect des valeurs limites d’exposition du public aux ondes et de gérer le dispositif national de surveillance et de mesure des ondes.
A ce titre, toute personne peut demander à l’ANFR de faire mesurer l’exposition aux ondes électromagnétiques, dans des habitations ou des lieux publics. Cette démarche est gratuite.
En tant que maire, vous pouvez également demander à l'ANFR de faire réaliser des mesures d'exposition aux ondes dans des lieux publics de votre commune.

Le site cartoradio.fr vous permet par ailleurs d'avoir accès aux résultats des mesures déjà réalisées sur votre territoire.

Quelle est la marche à suivre ?

  • La personne qui souhaite faire réaliser une mesure remplit un formulaire de demande sur le site mesures.anfr.fr ou le télécharge sur service-public.fr.
  • Elle doit impérativement faire signer ce formulaire par un organisme habilité par le décret n° 2013-1162 du 14 décembre 2013 : collectivités locales (communes, groupements de communes…), agences régionales de santé, certaines associations agréées par le ministère de l’environnement ou le ministère de la santé…
  • Elle transmet ensuite la demande à l’ANFR qui l’instruit et sollicite un laboratoire accrédité et indépendant pour réaliser la mesure.

Présentation et missions de l’ANFR

Dans le cadre du déploiement de la 5G, l’ANFR conserve le rôle qui est le sien pour toutes les technologies liées aux ondes électromagnétiques :

Autoriser

l’implantation des antennes relais pour le déploiement de la 5G.

L’ANFR publie chaque mois un observatoire du déploiement des réseaux mobiles, qui favorise la transparence vis-à-vis des stratégies et des investissements opérés par les opérateurs sur leurs déploiements respectifs.

Surveiller

les niveaux d’exposition aux ondes générées par les antennes afin de s’assurer que les limites réglementaires sont bien respectées. Il est prévu que l’ANFR triple ses contrôles d’ici à 2021 (10 000 contrôles prévus).

Contrôler

l’exposition aux ondes des téléphones portables pour s’assurer que les valeurs limites liées au DAS sont bien respectées. Il est prévu que l’ANFR contrôle plus de 85 % des produits mis sur le marché d’ici 2021.

Favoriser

la concertation, le dialogue et la transparence sur le déploiement de la 5G : réunir notamment le Comité national de dialogue et participer aux instances locales de concertation sur l’exposition du public pour favoriser l’échange et renforcer la confiance du public.

Foire aux questions

La 5G va-t-elle provoquer une prolifération d’antennes ?

La 5G qui se déploiera sur les bandes de fréquences traditionnelles ne demande aucun aménagement supplémentaire. Elle peut en effet se déployer par une simple mise à jour sur un site déjà utilisé pour les réseaux 2G, 3G, 4G.

La 5G en bande 3,5 GHz demande au moins l’ajout d’une antenne sur les sites existants. Dans un premier temps, les opérateurs se concentreront sur l’extension des antennes existantes car la 5G a besoin de la 4G pour se déployer (5G non standalone).

Dans un second temps, de nouveaux sites seront vraisemblablement implantés en fonction de la demande des opérateurs. La bande 26 GHz demandera l’installation de nouvelles antennes dans des zones bien identifiées (hot spots) mais son déploiement n’est pas encore prévu en France.

Tous les territoires bénéficieront-ils de la 5G ?

Les opérateurs téléphoniques décident des sites sur lesquels ils vont déployer la 5G de façon prioritaire. L’Etat et l’ARCEP leur ont toutefois imposé les mesures suivantes :

- Au moins 25% des nouveaux sites équipés en 5G sur les fréquences 3,5 GHz devront se situer en zone peu dense à partir de 2024.

- Les opérateurs doivent avoir déployé 3000 sites d’ici fin 2022, 8000 sites d’ici fin 2024 et 10 500 sites d’ici fin 2025.

En matière de couverture du territoire, la 4G et la fibre continueront à être développées en parallèle pour résorber les zones blanches.

Le déploiement de la 5G se fera-t-il en toute transparence ?

Oui. L’ensemble des antennes de plus de 5 watts implantées sur le territoire ainsi que toutes les mesures d’exposition réalisées par l’ANFR et ses partenaires accrédités sont consultables publiquement sur le site cartoradio.fr.

Quel est le rôle de l’ANFR dans l’implantation de sites  5G par les opérateurs mobiles ?

De même que pour la 2G, 3G et 4G, L’ANFR accorde des autorisations d’implantation pour chacun des sites déployés par les opérateurs dans les territoires. Cette autorisation permet de vérifier la compatibilité électromagnétique avec les autres réseaux existants. Les fréquences étant de plus en plus utilisées avec la multiplication des usages sans fil et la densification des réseaux, cette mission apparaît plus que jamais indispensable pour garantir un bon fonctionnement des liaisons aux utilisateurs. L’autorisation accordée par l’ANFR permet également de vérifier que les installations projetées par les opérateurs respectent les valeurs limites d’exposition du public aux ondes.

Le dossier d’information Mairie (DIM) est-elle nécessaire pour une demande d’implantation 5G sur un site déjà pourvu d’antennes 4G ?

Pour favoriser la concertation avec les collectivités et les élus, le gouvernement a demandé aux opérateurs mobiles de transmettre des DIM pour chaque projet d’implantation de sites 5G : que ce soit pour les bandes basses (bandes déjà utilisées pour la 2G, 3G, 4G) ou pour la bande 3,5 GHz, les opérateurs doivent informer préalablement les mairies de leur projet d’implantation d’antennes 5G.

La 5G en bande basse est-elle de la fausse 5G ?

Non, c’est de la vraie 5G. En revanche, les largeurs de bande étant plus faibles en bande basse, les débits atteints ne pourront pas être aussi élevés que ceux dans la bande 3,5 GHz.  Néanmoins, comme pour la 4G, tout dépend notamment du nombre d’utilisateurs du réseau présents au même endroit au même moment : en zone peu dense, un utilisateur peut théoriquement avoir en bande basse un très bon débit si le nombre d’utilisateurs reste très faible.

Est-ce qu’il est nécessaire de compléter la 5G en bandes basses avec la 5G 3,5 GHz pour considérer le service comme réellement 5G ?

L’objectif de la 5G est d’atteindre 100 Mbit/s réels par utilisateur en zone dense. Ce « haut débit amélioré » dépend bien sûr du nombre d’utilisateurs dans une cellule. S’il y a trop d’utilisateurs, les débits risquent de faiblir et l’opérateur aura besoin de la bande 3,5 GHz pour continuer d’offrir cette qualité de service.

Quels sont les débits possibles d’une 5G diffusée en bandes basses, en comparaison avec les débits en 3,5 GHz ?

Si un opérateur dispose d’un bloc de 2 x 10 MHz en bandes basses et d’un bloc de 80 MHz en bande haute, le débit maximal théorique est environ 4 fois plus élevé en bande haute. Néanmoins, tout dépend du nombre de personnes utilisant au même moment le réseau 5G. Les débits disponibles peuvent en effet être partagés entre utilisateurs.

Peut-on faire cohabiter sur une même fréquence deux technologies : 4G et 5G ?

Oui, c’est une des fonctionnalités offertes par la 5G. Elle facilite la transition de la 4G vers la 5G pour les opérateurs qui ne souhaitent pas dédier certaines bandes à la 5G. C’est le « Dynamic Spectrum Sharing » ou DSS, qui permet de diviser la ressource disponible entre 4G et 5G. En fonction de la demande des utilisateurs, la répartition entre 4G et 5G s’adapte et peut varier : c’est en ce sens qu’on la qualifie de « dynamique ».

Le fait d’avoir de la 5G en bande basse va-t-il avoir pour conséquence de dégrader les réseaux déjà diffusés dans ces bandes ?

Non, si un opérateur choisit d’utiliser pour la 5G une bande qu’il exploite déjà pour la 4G, la possibilité de faire cohabiter sur la même fréquence les deux technologies permet d’éviter cette dégradation en faisant évoluer progressivement la part de la capacité utilisée pour la 5G. C’est ce que permet le « Dynamic Spectrum Sharing » ou DSS. Cette configuration est possible lorsque le réseau dispose de suffisamment de capacité disponible. En effet, la part de la capacité utilisée pour la 5G n’est plus disponible en 4G !

Quelle est la portée moyenne d’une antenne diffusant la 5G en bande 700 MHz, en bande 3,5 GHz et en bande 26 GHz ?

Selon les données de l’Union Internationale des Télécoms (UIT), la portée du signal dépend de la bande de fréquences utilisée mais également de l’environnement :

  • Pour la bande 700 MHz, la portée est en moyenne de 2 km en zone urbaine et de 8 km en zone rurale.
  • Pour la bande 3,5 GHz, la portée est en moyenne de 400 m en zone urbaine et de 1,2 km en zone rurale.
  • Pour la bande 26 GHz, la portée est en moyenne de 150 m en zone urbaine. 

L’arrivée de la 5G va-t-elle impliquer le déploiement de nouveaux sites d’émission ou seulement l’ajout de nouvelles antennes sur des sites déjà existants ?

A court terme, l’arrivée de la 5G ne veut pas forcément dire nouvelles antennes et nouveaux sites d’émission.
Le déploiement de la 5G dans les bandes basses, déjà utilisées pour les réseaux actuels,  n’implique ni de nouveaux sites ni de nouvelles antennes si celles qui ont été déployées par les opérateurs ces dernières années sont évolutives. Une évolution logicielle suffira pour passer d’une antenne 4G à une antenne 5G.

Pour les déploiements en bande 3,5 GHz, de nouvelles antennes doivent être installées, mais dans la plupart des cas, elles le seront sur des sites déjà existants quand cela est possible. A terme, il est possible que de nouveaux sites soient déployés pour densifier le réseau.

Enfin, lorsque la 5G sera déployée en bande 26 GHz (pas avant 2022-2023), de nouvelles sortes d’antennes à plus faible puissance (les « small cells ») seront déployées dans des zones bien spécifiques – les « hots spots » ou lieux de forte affluence comme les gares, centres commerciaux…- pour délivrer une connexion ultra-haut débit.